Les questions les plus fréquentes

Foire Aux Questions:

 

Suite aux actions sur le terrain nous avons pu rassembler un ensemble de questions qui nous sont posées très souvent. Certaines d'entre-elles peuvent vous sembler choquantes... Nous vous les transmettons telles qu'elles nous ont été formulées.

 

Q1 : Ne devriez-vous pas vous occuper de choses plus importantes ?

Q2 : Pourquoi n'allez-vous pas dans les laboratoires libérer les animaux ou poser une bombe.

Q3 : Les produits non testés coûtent-ils plus cher ?

Q4 : Les sciences peuvent-elles se passer de la vivisection ?

Q5 : Qu'est-ce que la non-transposabilité?

Q6 : Pourquoi luttez-vous contre l'expérimentation animale?

Q7 : Si on ne teste pas sur les animaux, comment va-t'on trouver un médicament contre le cancer, le SIDA ou faire de nouveaux vaccins

Q8 : Que proposez-vous à la place?

Q9 : Accusez-vous les scientifiques de cruauté?

Q10 : Etes-vous pour l’expérimentation humaine?

Q11 : N'êtes-vous pas honteux de montrer de telles photos sur vos stands?

Q12 : L'expérimentation animale est-elle légale?

Q13 : Que puis-je faire?

Q14 : "Je veux bien signer mais cela ne sert à rien"

Q15 : Quels sont les risques d'une signature d'une pétition?

Q16 : "Il faudrait plutôt tester sur Marc Dutroux, (ou sur les pédophiles, les handicapés, les prisonniers, les chômeurs, les étrangers,...)"

Q17 : "Vous êtes bien contents d'utiliser des médicaments testés sur les animaux"

Q18 : Quelles résistances rencontrez-vous dans le cadre de vos actions?

Q19 : Etes-vous des extrémistes?

Q20 : Les laboratoires ne sont-ils pas controlés?


Q1 : Ne devriez-vous pas vous occuper de choses plus importantes ?

Pour les membres de S.E.A., le refus de la souffrance animale est à inclure dans un état d'esprit plus large, qui consiste simplement à respecter la vie, quelle qu'elle soit.  Dans ce contexte, une "échelle d'importance" n'a pas de raison d'être.  Plusieurs membres exercent d'ailleurs des professions dans le domaine social ou médical, et c'est aussi leur souci de la santé humaine qui les amène à lutter contre la vivisection.  Nous remarquons que les bénévoles d'associations humanitaires sont également plus réceptifs aux idées véhiculées par S.E.A.

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Q2: Pourquoi n'allez-vous pas dans les laboratoires libérer les animaux ou poser une bombe ?

S.E.A. ne prône pas la violence pour mener ses actions.  S.E.A. refuse d'utiliser des moyens qui mettraient en danger la vie des animaux ou celle d'êtres humains  L'objectif final de l'association est l'abolition de l'expérimentation animale en utilisant des moyens légaux, et de proposer son remplacement par des méthodes substitutives.

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Q3 : Les produits non testés coûtent-ils plus cher ?

R : Que ce soit les produits d’entretien ou les cosmétiques, on observe que les marques qui ne testent pas sur animaux ne coûtent pas plus cher que les autres.  En grande surface, des « non-testés »comme « Froggy » pour les produits d’entretien ou la gamme Nivéa pour les cosmétiques sont peu coûteux; et si on compare deux labels de « prestige » comme Estée Lauder (non testé) et Lancôme ( testé sur animaux), leurs prix sont sensiblement les mêmes. Ces marques ne sont que quelques exemples parmi celles de notre liste de produits testés/non-testés.

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Q4 : Les sciences peuvent-elles se passer de la vivisection ?

L’expérimentation animale n’est pas une science exacte. Au  problème de la transposabilité à l’homme des résultats obtenus chez les animaux, s’ajoutent encore : 

-l’impossibilité d’observations à long terme compte tenu de la durée de vie réduite des animaux ;

-les mécanismes de développement des maladies qui peuvent différer d’une espèce à une autre (exp. : les chiennes développent le cancer mammaire uniquement à partir de cellules musculaires alors que cela n’est jamais le cas chez la femme…) ;

-l’influence des conditions de détention et de stress qui modifient le métabolisme des animaux objets d’expériences (exemple. : lors de la réalisation d'un test pyrogène qui consiste à mesurer une éventuelle augmentation de la température corporelle du lapin après injection du produit à tester, on observe fréquemment une augmentation spontanée de la température des lapins avant même l'injection, provoqué uniquement par le stress de l'animal connaissant déjà par habitude la souffrance du test qui l'attend). Il fait aussi savoir que ce test peut être remplacé par le test LAL in vitro.

Du point de vue éthique, l’expérimentation animale est indéfendable.

Du point de vue scientifique, notre propos n’est pas de remplacer un dogme par un autre dogme mais de laisser libre cours à notre esprit critique :

-les médicaments retirés régulièrement du commerce car s’étant révélés dangereux voire mortels chez l’homme ;

-les sommes d’argent et de temps investies dans une recherche tous azimuts ne donnant pas les résultats escomptés (persistance des cancers, sida, obésité…) ;

-la pratique et la légalisation de l’expérimentation humaine ;

sont autant d’éléments permettant de remettre l’expérimentation animale en question et de promouvoir le développement (validation et financement) nécessaire de méthodes substitutives.

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Q5: Qu'est-ce que la non-transposabilité?

Les différentes espèces réagissent différemment aux substances naturelles et, à fortiori, aux combinaisons chimiques. « Je suis bien placé pour savoir qu’un médicament très utile pour telle espèce, peut être très dangereux pour une autre » (A. PIETERS – vétérinaire). Il n’y a pas de règle : des espèces « cousines » peuvent réagir très différemment à une même substance (la pénicilline est mortelle chez le cobaye, mais pas chez le rat blanc ; la cortisone provoque des malformations chez les jeunes de souris, mais pas chez les jeunes de rats), comme des espèces « éloignées » présenter un seuil de tolérance semblable face à une autre (la strychnine, violent poison pour l’homme, est inoffensive pour le cobaye et le chimpanzé)… Cela signifie que lorsqu’on a testé une substance (produit chimique, médicament) sur différentes espèces d’animaux, on ne peut jamais déterminer quelle sera la réaction humaine et cela même si l’on aurait exceptionnellement obtenu des résultats semblables pour toutes les espèces animales (la thalidomide, ou softénon, ne provoquait aucune malformation sur les jeunes de différentes espèces animales mais s’est révélée tératogène chez l’homme…). L’expérimentation animale donne l’illusion d’un filet de sécurité.Elle peut cautionner la commercialisation de produits qui se révéleront dangereux pour l’homme (en témoignent les médicaments régulièrement retirés du commerce). Elle pourrait entraver la commercialisation de remèdes qui se seraient révélés dangereux pour l’animal…si contre toute cohérence les firmes pharmaceutiques n’évoquaient pas elles-mêmes la non-transposabilité ! (« On doit tenir compte des variations de l’activité d’un médicament en fonction de l’espèce animale testée et de la valeur relative de ces expériences pour l’homme » - notice scientifique du CLINIUM).

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Q6: Pourquoi luttez-vous contre l'expérimentation animale?

Parce qu’elle est à la fois cruelle pour l’animal (raisons éthiques) et dangereuse pour l’homme (raisons scientifiques). Nous aimons et respectons les animaux.  Nous les connaissons pour des êtres sensibles ressentant la faim, le froid, la peur et la douleur. Ils peuvent, selon les espèces, se révéler de véritables complices pour l’enfant, la personne âgée…ou tout un chacun possédant assez de disponibilité et/ou de feeling. Nous répugnons à les savoir totalement livrés tels de vulgaires objets ou matériaux (d’expérience !) à toutes les formes de curiosité intellectuelle de chercheurs qui, pour la plupart, ne leur reconnaissent aucun droit,  pas même celui de vivre ou de ne pas souffrir. L’expérimentation animale est une méthode de test qui, historiquement,  s’est imposée « faute de mieux ». Elle présente d’énormes lacunes dans ce qu’elle peut donner comme interprétation des réactions humaines (cf. non-transposabilité des résultats obtenus chez l’animal à l’homme). Elle est à l’origine de retards, voire peut-être d’abandons, dans l’application de remèdes (le chloroforme est si toxique pour le chien que son emploi comme anesthésique pour l’homme en fut retardé ; si FLEMING avait testé la pénicilline sur le cobaye et pas sur le rat blanc, il aurait conclu à sa toxicité…). Elle est aussi à l’origine de véritables drames humains quand les substances testées sur animaux se révèlent toxiques pour l’homme (une étude publiée en 69 établi que les médicaments sont responsables pour 61 % de tous les mal-formés nés vivants, et pour 88 % de tous les morts-nés ; une étude récente sur le cancer a démontré que pour les 170 substances testées, les résultats ne correspondaient chez l’homme et l’animal que dans 37 % des cas !…). Aux victimes animales s’ajoutent donc les victimes humaines.  Il est temps d’abandonner l’expérimentation animale, méthode obsolète et peu fiable, au profit des méthodes substitutives.   

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Q7: Si on ne teste pas sur les animaux, comment va-t'on trouver un médicament contre le cancer, le SIDA ou faire de nouveaux vaccins ?

Comme déjà mentionné,des modèles in vitro existent :organes perfusés,tranches d’organes,modèles tissulaires et cellulaires,fractions subcellulaires permettent de tester une large gamme de substances chimiques ou autres au niveau hépatique ,cutané,rénal , intestinal,occulaire ( en remplacement du test de Draize) ,nerveux ,…Ces tests sont indispensables dans toute étude préclinique d’un médicament et permettraient  déjà d’épargner un grand nombre d’animaux si ils étaient systématisés

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Q8:Que proposez-vous à la place?

Des méthodes alternatives à l’expérimentation animale existent : lignées cellulaires, tissus, tranches d’organes ou même organes perfusés permettent par exemple d’analyser la cytotoxicité d’un produit, de tester des réponses immunitaires, de simuler avec précision la paroi intestinale ou artérielle.  Des méthodes comme le test LAL (lysat d'amoebocyte de limule pour doser les endotoxines) ou le test ELISA (méthode immunochimique pour le dosage des antigènes ou des anticorps) se sont révélés plus rapides,  plus efficaces et moins coûteuses que les méthodes animales, mais demandent encore une réelle volonté politique internationale pour être définitivement validées et rendues officielles.  Il est donc primordial de faire pression sur les instances officielles afin de reconnaître leur valeur scientifique.  Dans le domaine de l’enseignement, une alternative à l’expérimentation animale existe aussi grâce à l’utilisation de programmes informatiques performants.

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Q9: Accusez-vous les scientifiques de cruauté?

L’animal de laboratoire a perdu son statut d’être vivant.  Au sein du laboratoire, il est devenu cobaye, matériel ou objet d’expériences…

« On devait disséquer des animaux vivants et quand…ils criaient, le professeur nous disait : « N’ayez pas peur, c’est un réflexe ! C’est-à-dire quand votre vélo grince, est-ce qu’il souffre ? »  Cette représentation d’animal machine auquel on se soumettait, permettait de faire des actes d’une très grande cruauté par des gens qui n’étaient pourtant pas des sadiques » (Boris CYRULNIK, Neuropsychiatre et éthologue).

Il serait tout à fait illusoire ou illogique de croire que des personnes, les expérimentateurs, dont le travail consiste quotidiennement à assimiler l’animal à un matériel, puissent prêter des sentiments et de la sensibilité à ce matériel… et être attentif à sa souffrance, à sa terreur.

« Un laboratoire d’expérimentation animale est un lieu clos dans lequel d’innocentes créatures sont à la merci des scientifiques et du personnel.  Les rares « portes ouvertes » ne montrent jamais l’animal en cours d’expérience ou après celle-ci : cages exiguës, chiens ou singes croupissant dans leurs déjections, hurlant de terreur à l’approche de leurs bourreaux, les yeux emplis d’une indicible détresse…  Nul doute que les scientifiques et leur personnel s’habituent à la souffrance de leurs pitoyables cobayes et qu’ils deviennent des êtres sans cœur » (Docteur MOUSSET, Wanze in La Libre Belgique, 10/07/90).

Les « fuites » de ces dernières années ont illustré malheureusement à plusieurs reprises ce mépris des vivisecteurs pour la souffrance des animaux ; ainsi :

-une inspection vétérinaire menée en 96 dans les laboratoires de l’U.L.B. Erasme a révélé qu’un chien subissant une opération était insuffisamment anesthésié !

-un étudiant de l’université de Liège a révélé en 98 que l’état des chiens utilisés en dentisterie était tel qu’il ne leur permettait plus de manger, et que dans l’indifférence générale, ils étaient quelques étudiants à tenter de les nourrir le week-end ;

-en  XXXX , des animaux(…) ont été retrouvés vivants dans les poubelles de l’université de Louvain-la-Neuve ! 

Il faut également changer la mentalité du secteur de la recherche  afin de stopper la course effrénée à la publication et le manque de collaboration dont les animaux font souvent les frais , par la répétition inutile des mêmes expériences douloureuses dans des laboratoires différents.

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Q10: Etes-vous pour l’expérimentation humaine ?

Dans la situation actuelle (cf. non-transposabilité à l’homme des résultats obtenus chez l’animal), c’est l’homme qui est le véritable cobaye pour l’homme. L’expérimentation animale a une fonction de paravent ; elle minimise la portée de l’expérimentation humaine obligatoire tant sur les candidats « volontaires » que sur des malades en milieu hospitalier.

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Q11: N'êtes-vous pas honteux de montrer de telles photos sur vos stands?

Pour qui est la honte ?  Pour ceux qui infligent ces tortures barbares ou pour ceux qui les montrent  et les dénoncent ? Peu de gens connaissent ces agissements.  Les laboratoires sont des blockhaus interdits au public car, pour les expérimentateurs, moins les gens en savent mieux cela vaut. Nous avons le devoir d’informer et de sensibiliser le public quant à la réalité de l’expérimentation animale afin que celui-ci puisse réagir en toute connaissance de cause.

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Q12: L'expérimentation animale est-elle légale?

Oui, mais les directives européennes précisent qu’elle ne peut être répétitive (même s’il y a des exceptions !) et que les buts de l’expérience ne peuvent être atteints par d’autres méthodes, c’est-à-dire par une méthode substitutive validée. Le problème est que ni les résultats des expériences réalisées sur animaux, ni les méthodes substitutives, ne sont répertoriés (banques de données) ; et que les instances politiques, scientifiques et administratives ne se concertent pas pour développer les méthodes substitutives ou même pour officialiser (valider) celles existantes (test LAL, test ELISA) ! Ainsi, si le test de Draize  (test d’irritabilité oculaire) n’est plus réalisé sur des lapins vivants aux U.S.A. ou en Suisse, il n’en est pas de même au sein de la CEE…

En matière de commerce, si les médicaments et les produits chimiques dangereux sont obligatoirement testés sur animaux, les produits d’entretien et cosmétiques peuvent être élaborés sans recourir à l’expérimentation animale à tout dépend alors du choix éthique des firmes commerciales qui décident ou pas de se tourner vers les méthodes de test substitutives à l’expérimentation animale. 

En matière de recherche fondamentale (recherche sur les mécanismes des maladies) menée principalement dans les universités, tout semble permis (cf. clonage) et peu jugé (à titre d’exemple, les crédits ne sont pas accordés aux laboratoires sur base de l’objet de leurs recherches, mais en fonction du nombre de recherches menées et de publications effectuées).

L’installation récente et obligatoire de commissions d’éthique dans les laboratoires est souvent présentée comme un gage du respect de la législation, mais S.E.A.-S.E.D. reste sceptique car hormis un inspecteur vétérinaire, les membres de cette commission sont recrutés au sein du laboratoire et par le laboratoire.

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Q13: Que puis-je faire?

Voir Aider SEA

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Q14: "Je veux bien signer mais cela ne sert à rien"

D’abord si nous-mêmes, tous bénévoles, nous passons du temps et dépensons de l’énergie à développer ces actions c’est parce que nous sommes persuadés que cela sert à quelque chose. Nous proposons souvent au public de signer des lettres-types parce que ces lettres individuelles ont plus d’impact auprès des personnes ou des institutions visées que de simples pétitions. Ensuite, il est clair que si personne ne tente rien pour faire évoluer les choses, la situation des animaux de laboratoire n’évoluera jamais ; pire, elle ne pourrait qu’encore régresser. Enfin, dans tous les domaines, comme dans celui de la protection des animaux, c’est l’initiative de groupes de personnes comme vous et moi qui a permis de changer les choses.  

Ainsi :

-en Allemagne, une étudiante a gagné le droit de faire ses études de médecine sans recourir à l’expérimentation animale ; en Italie, c’est un droit que se partagent tous les étudiants (loi sur la clause de conscience) ;

-en Belgique, l’interpellation par S.E.A. du Ministre des Affaires sociales a abouti à la création d’une plate-forme sur les méthodes alternatives et à l’abandon d’un test de toxicité particulièrement cruel (le DL 50) ;

-tout récemment, grâce notamment à S.E.A. qui a porté l’affaire en appel, le Doyen de la Faculté de Médecine et 3 médecins vivisecteurs de l’U.L.B.-Erasme ont été condamnés pour infractions à la loi sur la protection et le bien-être des animaux d’expérience…

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Q15: Quels sont les risques d'une signature d'une pétition?

Si le sujet vous arrête et si vous ne faites rien, on pourrait rétorquer que ce qui vous guette c’est un sentiment désagréable de « mauvaise conscience »… Plus sérieusement, nous vivons heureusement en démocratie et devons faire profiter les animaux des droits que nous avons à faire connaître notre avis et à les défendre. Les actions de S.E.A.-S.E.D. sont légales ; elles visent à améliorer la loi dans l’intérêt des animaux de laboratoire. Non, vous ne risquez rien sauf peut-être d’obliger l’institution ou l’homme politique concerné à vous répondre et à réagir. Nous militons contre l’expérimentation animale depuis 1985, et sommes toujours présents : ni inquiets, ni inquiétés…mais tout aussi déterminés !

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Q16:"Il faudrait plutôt tester sur Marc Dutroux, (ou sur les pédophiles, les handicapés, les prisonniers, les chômeurs, les étrangers,...)"

Notre action, même si elle se concentre sur la défense des animaux de laboratoire, a pour finalité la protection de la vie sous toutes ses formes.

Nous ne voulons pas porter de condamnation ni de jugement de valeur sur aucune personne ou catégorie de personnes.

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Q17: "Vous êtes bien contents d'utiliser des médicaments testés sur les animaux"

Il faut d’abord se mettre d’accord sur les termes utilisés.  Il faut être bien conscient que ce n’est pas grâce à la méthode animale que l’on trouve des médicaments ; ces tests ne servent qu’à essayer de détecter l’efficacité et la toxicité des produits. Il est vrai que dans le passé, on ne disposait que de cette méthode imparfaite (problème de transposabilité à l’homme des résultats obtenus chez l’animal).  De nos jours, des méthodes substitutives existent, mais ont grand mal à se faire valider parce qu’elles bousculent des habitudes et de nombreux intérêts.  Le comble est que ces méthodes sont plus sûres parce qu’elles ne présentent pas le danger de non-transposabilité, mais préjugés et intérêts sont tenaces et déterminants. Il serait de plus ridicule de refuser l’emploi de médicaments qui ont eu la chance de passer le cap des tests sur animaux sans nuire à l’homme.  Cela n’a pas toujours été le cas ; de nombreux produits ont occasionné des catastrophes chez les humains malgré les expériences sur les animaux (ou à cause de celles-ci ?…). La meilleure règle est encore de se méfier de tout produit chimique qui est une arme à double tranchant et, si on y est acculé, il faut être conscient du danger d’autant plus grand si ce produit a été testé sur l’animal. Et cela ne doit en rien nous empêcher de réclamer l’avancement des travaux de validation des nouvelles méthodes.D’autre part ,il a été montré à de nombreuses reprises que des médicaments commercialisés ont dû être retirés du marché suite à des effets secondaires mortels alors que ces produits avaient fait l’objet d’études cliniques satisfaisantes,entre autre chez l’animal :dexfenfluramine (isoméride®) et récemment cérivastatine (lipobay®,baycol®).Ces multiples retraits du marché sont la preuve que ,même en ayant testé un nouveau produit sur l’animal , on peut passer à côté d’effets secondaires mortels chez l’homme.

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Q18:Quelles résistances rencontrez-vous dans le cadre de vos actions?

  • L’ignorance dans laquelle le public est tenu quant à la cruelle réalité de l’expérimentation animale, mais aussi quant aux limites scientifiques de celle-ci. Peu de gens peuvent imaginer les tortures auxquelles sont soumises les animaux à l’efficacité d’une vitamine est, par exemple, mesurée par le temps plus ou moins long que mettront les animaux traités ou pas à se noyer…

  • Peu de gens sont également au courant que les expériences sur animaux sont peu fiables parce que : 

  • Le conservatisme de certains chercheurs qui, pour des raisons diverses (économique et crédibilité personnelle), ne souhaitent pas se tourner vers des techniques expérimentales substitutives (ne faisant pas appel à la vivisection).

  • L’immobilisme de certains politiciens, et des quelques organes de contrôle, confrontés au lobbying d’une partie des milieux industriels et scientifiques.  De plus, la plupart des politiciens connaissent mal le problème et considèrent qu’il est peu porteur électoralement (les animaux de laboratoire ne votant pas !…).

  • En 2001, le procès des médecins vivisecteurs de l’U.L.B. Erasme a démontré que lorsque des infractions sont établies, les condamnations sont suspendues en égard à la brillante carrière  des scientifiques hors-la-loi…

  • La désinformation intensive du public, pourtant généralement en faveur du bien-être des animaux, pratiquée par les personnes, sociétés et organismes ayant un quelconque intérêt (financier, politique,…)à ce que la situation ne change pas.

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Q19: Etes-vous des extrémistes?

La presse présentant quelquefois le mouvement antivivisectionniste comme exclusivement composé de poseurs de bombes ou de personnes privilégiant l’animal à l’homme, cela ne serait guère étonnant !  Toutefois, nous croyons que la réflexion qui structure notre action et nos professions respectives (notre conseil d’administration est composé essentiellement d’assistants sociaux et professeurs) nous préservent le plus souvent de laisser une telle impression à nos interlocuteurs. 

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Q20: Les laboratoires ne sont-ils pas controlés ?

Au sein du laboratoire, le vétérinaire chargé de la protection de la santé et du bien-être des animaux d’expérience se trouve sous la direction du laboratoire qu’il est chargé de contrôler.  (En témoigne notamment le cas du vétérinaire RENOY, employé par l’U.L.B.-Erasme, qui a dû renoncer à son emploi pour remplir sa mission et dénoncer les infractions à la loi dont il était le témoin).Les inspecteurs vétérinaires sont compétents pour rechercher et constater les infractions commises dans les laboratoires, mais ils ont dans leurs attributions non seulement les laboratoires, mais aussi les abattoirs, les marchés, les zoos, etc.Comme l’on d’ailleurs révélé diverses questions parlementaires et, de l’aveu même du service de l’Inspection vétérinaire dépendant du Ministère de l’Environnement, les contrôles au sein des laboratoires sont quasiment inexistants.Le législateur semble considérer que les expérimentateurs exerçant à l’abri des regards dans leurs bunkers, sont sensibles à la douleur, à l’angoisse, aux besoins éthologiques, à la détresse des animaux et qu’ils sont à même de s’en préoccuper.  S.E.A.-S.E.D. dénonce ce fait : on ne peut demander à quelqu’un dont la profession assimile l’animal à un matériel d’être soucieux de la souffrance animale.S.E.A.-S.E.D. demande que des contrôles soient exercés trimestriellement dans chacun des laboratoires agréés et sans avertissement préalable par des inspecteurs vétérinaires ayant comme seule attribution le contrôle des laboratoires d’expérimentation animale.S.E.A.-S.E.D.  demande également que le vétérinaire chargé de la protection et du bien-être des animaux d’expérience au sein du laboratoire soit désigné par le Ministère de l’Environnement et soit totalement indépendant (contrat et salaire) du laboratoire qu’il est chargé de contrôler.

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