SEA la situation

300 à 400 millions par an, 800.000 par jour,

36.000 par heure, 10 par seconde...

 Au sein de l'Union Européenne, quelque 25 millions par an...

En Belgique plus de 700.000 par an,,

 

... autant d'animaux dits de laboratoire qui, au terme d'atroces souffrances, succombent dans leur prison.

 

Vous savez probablement que ces animaux sont emprisonnés, amputés, brûlés, affamés, noyés, trépanés, intoxiqués, manipulés génétiquement, tués ... à des fins soi-disant scientifiques sous le prétexte fallacieux d'améliorer notre vie.

.  

 

 

Les expériences

1.      Les cosmétiques

Les rouges à lèvres, vernis à ongles, déodorants, savons, shampoings,teintures, laques, produits bronzants, etc. sont testés sur la cornée,  l'anus et la peau de milliers d'animaux (lapins, chiens, cobayes, hamsters, souris, etc.) suscitant d'atroces souffrances, particulièrement au niveau des yeux qui gonflent énormément par suite d'une irritation très douloureuse.

 

Un chercheur belge, Bart de Wever, qui a mis au point une méthode alternative permettant de tester shampoings et crèmes, témoigne : Vous ne pouvez pas imaginer combien les lapins crient lorsqu'un produit irritant est appliqué sur leurs yeux. Je l'ai vécu une fois et je ne l'oublierai jamais de ma vie.

Ce test d'irritation oculaire, appelé test de Draize, est pourtant  mis en doute. En effet, celui-ci exagère fortement l'effet de la substance chez l'homme, et ne prévoit que dans moins de 50 % des cas, la véritable réaction de l'organisme humain. (Parlement européen - Rapport de la Commission de l'Environnement, de la Santé publique et de la Protection des Consommateurs - 10 janvier 1992).

 

Le 27 avril 2007, le comité consultatif scientifique du Centre européen pour la validation des méthodes alternatives (ECVAM) a annoncé la validation de tests in vitro qui constituent une étape importante vers l'arrêt de l'utilisation de lapins pour les essais d'irritation cutanée et oculaire. L'un des tests validés imite la peau humaine et permet de prédire avec une grande exactitude et précision le potentiel d'irritation cutanée des substances chimiques, et il remplacera donc entièrement les essais sur les lapins. (...) Ces tests qui ont été validés par l'ECVAM doivent maintenant être acceptés par les autorités de réglementation et dans les Etats membres.(...) Tous les essais de ce type sont actuellement réalisés sur des animaux (environ 20.000 par an, surtout des lapins). Ces essais sur les lapins sont toutefois contestables non seulement du point de vue du bien-être des animaux,mais aussi en ce qui concerne leur qualité scientifique. En effet, ils sont basés sur des jugements subjectifs et non sur des mesures rigoureuses des effets. En outre, la peau des lapins ne réagit pas toujours de la même manière que la peau humaine. (EUROPA-Rapid-Press Releases-27/04/2007 - Base de données de méthodes alternatives :
http://ecvam-dbalm.jrc.cec.eu.int)

 

test en batterie

Avant le test de Draize           Après le test de Draize

2.      Les additifs alimentaires, les détergents, les désherbants, les médicaments et autres produits chimique

Selon la législation en vigueur, toute substance chimique mise sur le marché doit au préalable avoir été testée sur des animaux, sauf s'il existe une autre méthode pour vérifier son innocuité. Il existe d'autres méthodes, mais celles-ci doivent préalablement avoir été validées par l'organisme compétent. La validation d'un méthode substitutive prend énormément de temps, des années. L'expérimentation animale, elle, n'a jamais été validée et il y a fort à parier que si elle avait dû faire l'objet de contrôles, elle n'aurait pas satisfait aux exigences imposées.

Les tests le plus souvent utilisés dans le domaine de la chimie datent du XIXe siècle. Des tests de toxicité aigüe, très douloureux, sont pratiqués sur des animaux dans des centaines de laboratoires européens.

La dose de produit à étudier est administrée par injection intraveineuse sous-cutanée ou par gavage. Ensuite on analyse les symptômes de l'animal ainsi empoisonné : troubles respiratoires, hypertension, vomissements, convulsions, hémorragies. Selon les tests de toxicité pratiqués, subaigus, aigus, les souffrances peuvent durer des mois.

Et pourtant, nombreux sont les exemples de non transposabilité de l'animal à l'homme. En ce qui concerne, par exemple, l'industrie du médicament, une étude du GAO (General Accounty Office) américain a montré que sur 158 nouveaux médicaments mis sur le marché entre 1976 et 1985, 102 ont provoqué des effets secondaires que les tests sur l'animal et les tests précliniques sur l'homme n'avaient pas prévus. (Human Experiments : redrawing the ethical boundaries in Physicians Commitee for Responsible Medicine, 11 juin 2001).

Il est reconnu que l'animal est un mauvais modèle pour l'homme et que les substances chimiques notamment provoquent des réactions différentes selon les espèces : l'acide acétylsalicylique (Aspirine) est tératogène chez le rat, mais pas chez la souris... chez certains singes, mais pas chez l'homme. (...) La morphine excite les chats, souris et rats, mais déprime lapins, chiens et hommes. 25 cg suffisent pour tuer un homme, mais 5 g ne tuent pas un chien de 10 kg. La pénicilline est mortelle pour le cobaye. (Henri VAN DEN EYNDE, pharmacien, L'effet boomerang de l'expériementation animale.)

Les recherches sur l'animal ne peuvent donc pas prédire de façon fiable la réactionn biologique de l'homme. Et que valent les résultats trouvés par l'expérimentation animale si, contre toute cohérence, des produits témoignant d'effets indésirables chez l'animal sont néanmoins utilisés par l'homme ? La saccharine, qui est pourtant commercialisée, donne le cancer de la vessie à la souris. (Valérie GARLAND, L'expérimentation animale, une vieille habitude ? in Science et vie, septembre 1991, p. 92.

En Angleterre, en mars 2006, deux volontaires humains auxquels avait été administré un nouveau médicament destiné à soigner la leucémie et plusieurs scléroses, ont dû être plongés dans un coma artificiel; quatre autres cobayes se trouvant dans un état grave ! De l'aveu même du fabricant, ce nouveau médicament avait été testé à des doses bien plus grandes en laboratoire sur les animaux et avait reçu l'aval des autorités compétentes.

L'un des deux rescapés qui avaient reçu un placebo témoigne : Il y en avait qui criaient que leur tête allait exploser... C'était terrifiant ! Ils se tenaient la tête. Un des gars disait : je brûle !

Une proche de l'un des patients explique : Sa tête avait triplé de volume. Sa tête était devenue mauve. En le voyant, on ne l'a pas reconnu.

(Des cobayes humains en enfer in La Dernière Heure, 18 et 19 mars 2006; La Libre Belgique, 17 mars 2006)

L'Union Européenne a mis en oeuvre le projet REACH (Registration, Evaluation, Authorisation of Chemicals) visant à retester 100.000 produits  chimiques utilisés dans l'U.E. sur 12 millions d'animaux.  

Afin d'empêcher que ce projet soit adopté tel quel, S.E.A. a poursuivi son action auprès du public en faisant signer plusieurs centaines de lettres-pétitions.

L'action de S.E.A.auprès des parlementaires européens a eu pour conséquence l'adoption d'amendements en faveur des animaux, notamment en ce qui concerne le partage obligatoire des informations afin d'éviter la multiplication des tests identiques, l'implication d'experts en méthodes alternatives lors de l'évaluation des protocoles de tests, la reconnaissance de la toxicogénomique, la mise à disposition de moyens financiers destinés à développer des méthodes de recherche sans animaux.

Par ailleurs, S.E.A. soutient des chercheurs français, regroupés dans l'association ANTIDOTE-EUROPE. Ceux-ci ont mis au point une batterie de tests basés sur la toxicogénomique. Ces méthodes pour l'évaluation fiable de la toxicité d'une substance pour l'homme opèrent sur des cellules humaines en culture. Ce programme de toxicologie scientifique permettrait d'évaluer environ 100.000 substances en un à trois ans, pour un coût cent fois moindre qu'avec l'expérimentation animale et surtout de façon fiable !

Il est en effet bien connu que les expériences sur animaux peuvent facilement être conçues de manière à obtenir un résultat décidé d'avance : par exemple, en évaluant une substance sur des souris de lignée C3H vous montrerez qu'elle est très cancérigène mais en évaluant la même substance sur des souris de lignée C57B1, vous montrerez qu'elle est peu cancérigène. Une aubaine pour les industriels peu scrupuleux qui pourront, "preuves à l'appui", déclarer leurs produits peu toxiques et les commercialiser. (Lettre d'ANTIDOTE-EUROPE à M. José Manuel BARROSO, Président de la Commission européenne, le 21 mars 2005)

Le PTS (Programme de toxicologie scientifique) résulte de plus de quinze ans de recherches effectuées par des spécialistes réputés des cinq continents. Les chercheurs d'ANTIDOTE-EUROPE ont une longue expérience de la recherche dans des organismes publics. Ils collaborent avec des entreprises européennes qui, d'ores et déjà, ont intégré les progrès techniques récents et proposent des tests de toxicologie sur cellules humaines en culture.

 

Même pour des friandises, l'animal est obligatoire, tests de toxicologie des colorants obligent!

3.      La recherche fondamentale

En médecine, des animaux subissent des tests épouvantables : leur peau est entaillée, brûlée, traitée à l'acide; on leur inocule le cancer, le sida, l'hépatite B, le virus Ebola. 

Les expériences les plus atroces sont réalisées dans le domaine de la recherche fondamentale, en particulier dans le domaine de la neuro et de la psycho-physiologie. Là, il n'est question que d'animaux spinaux (à la moëlle épinière sectionnée), à cerveau isolé, surrénalectomisés, hypophysectomisés, thyroïdectomisés (auxquels on a enlevé les surrénales, l'hypophyse ou la thyroïde), de chocs électriques directement sur les racines de nerfs mis à nu ou au niveau du cerveau, d'injection de poisons variés, etc. Des animaux préparés chirurgicalement peuvent être fournis aux laboratoires. Des producteurs français d'animaux pour l'expérimentation opèrent des chiens, des chats, des rongeurs et leur enlèvent selon la demande, l'hypophyse, la rate, la thyroïde, le thymus, les reins, les surrénales, les ovaires, l'utérus et les testicules...  Ces interventions sont réalisées sur des sujets dont la taille et l'âge ont été précisés par le client. (Valérie GARLAND, L'expérimentation animale, une vieille habitude ? in Science et vie, septembre 1991, p. 91.)

Certains savants disent qu'on ne peut brider la créativité du chercheur, qu'on ne peut rien imposer au scientifique. Et de toute manière, les expérimentations animales serviraient, si l'on en croit les vivisecteurs, au "progrès" de la Science : en juin 2003, une équipe de Lyon a réussi à provoquer des poussées dentaires chez des poules (...), des Américains ont fait plus fort encore : en 2002, ils sont parvenus à faire pousser des dents de porc à l'intérieur d'intestins de rats, à partir de dents immatures prélevées sur des cochons de six mois (...). (Laurence DARDENNE, Y'a plus d'âge pour une poussée dentaire in La Libre Belgique, vendredi 7 mai 2004, p. 64)

La firme Nexia Biotechnologies Inc de Montréal a manipulé le code génétique de deux boucs. Ceux-ci porteurs d'un gène d'arachnide commandant la synthèse de la protéine de la soie d'araignée ont été accouplés avec des femelle normales. La firme prévoit d'extraire cette protéine avec laquelle on filera des fibres légères et très résistantes qui pourront être utilisées pour des sutures, pour la fabrication de gilets pare-balles, ou dans l'industrie automobile et aérospatiale. (P. BRENIER, Clonage : la nature résiste in La recherche, n°334, septembre 2000, p. 36-37)

Ces expériences absurdes pourraient faire sourire si elles n'étaient pas porteuses de souffrances. En effet, en matière de clonage et manipulations génétiques, nombreux sont les échecs. Les avortments spontanés sont nombreux, les accouchements difficiles et de nombreux animaux meurent juste après la naissance. Ceux qui survivent sont porteurs de nombreuses malformations.

Quant à la récolte de fonds destinés à la recherche, elle est une véritable mystification. En 2001, l'Ecole Vétérinaire de Nantes, financée par le Téléthon, se livrait à des expériences sur des chiots Beagle. Ceux-ci étaient trépanés dans les salles d'opération du CHU de Nantes et des charges virales actives étaient injectées dans leur cerveau. Selon le comité scientifique Pro Anima (dirigé par le Professeur Claude Reiss, président de l'association ANTIDOTE EUROPE ), le projet est un non-sens scientifique. Jamais une thérapie génique, au moyen d'un vecteur viral, mise au point chez un animal (souris, chien ou singe) ne pourra être appliquée à l'homme. Les donateurs du Théléton vont se sentir trompés, qu'ils méditent que pour certains "tout est bon, pour avoir l'argent du Théléton". (Sciences, enjeux, santé, n°22, juillet-août-septembre 2001, p. 2)

Déjà en 1995, S.E.A. avait également mis en évidence l'utilisation de l'argent récolté par Télévie pour des expériences sur des souris.

Et pourtant, dans le domaine médical, la non transposabilité de l'animal à l'homme est une évidence. En effet, une espèce est définie par son isolement reproductif, conséquence de l'exclusivité de son matériel chromosomique et de son génome. (...) Or l'activité biochimique et plus généralement biologique de l'individu d'une espèce, sa physiologie, ses pathologies, sa réponse à un stimulus externe sont précisément déterminées par ses gènes et leurs expressions. Exposées à un stimulus donné, ou affectées de dysfonctionnements génétiques ou autres, deux espèces peuvent donner une réponse identique, semblable, différente ou opposée, selon leurs réactions biologiques propres contrôlées par leurs gènes.

(...) C'est évident s'agissant des rongeurs, modèles de prédilection" mais cela reste vrai pour nos cousins les plus proches dans l'évolution (...). Citons, par exemple, le cas du chimpanzé (notre cousin le plus proche dans l'évolution) qui ne répond pas au VIH (le virus responsable du sida chez les humains), n'est que modérément affecté par le virus de l'hépatite B (responsable de l'hépatite chronique et du cancer du foie chez les humains), et meurt quand il est infecté par le virus Ebola (comme le font les humains)

(Sciences, enjeux, santé, n°24, janvier-février-mars 2002, p. 1)

 

4.      L'enseignement

L'utilisation d'animaux dans l'enseignement constitue également un point sur lequel nous voulons attirer votre attention. Des milliers d'animaux sont utilisés chaque année dans l'enseignement supérieur et universitaire afin d'illustrer des principes établis. Il s'agit essentiellement de travaux pratiques d'anatomie ou de physiologie.

Nous avons constaté de grandes disparités entre universités ou facultés, tant en Belgique qu'à l'étranger. Ainsi, pour un même diplôme, certaines facultés sacrifieront plus ou moins d'animaux que d'autres. Quelques-unes n'en sacrifieront aucun :

- utilisation ou non d'animaux (par exemple, en pharmacologie);

- utilisation d'espèces animales différentes (généralement déterminées par des raisons économiques ou pratiques);

- variation du nombre d'expériences impliquant des animaux;

- réalisation d'expériences différentes.

Comment certains justifient-ils le sacrifice d'animaux alors que d'autres ont trouvé le moyen de ne pas y recourir ?

S.E.A. pense, et la pratique confirme le bien-fondé de notre pensée, qu'il n'est pas nécessaire de recourir aux animaux. Actuellement, il existe de très nombreux outils didactiques permettant d'étudier des principes physiologiques sans pour autant sacrifier des animaux.

En médecine humaine, médecine dentaire, pharmacologie, kinésithérapie, éducation physique, etc. le recours aux animaux doit être proscrit. Dans les domaines précités, il n'est pas indispensable aux étudiants de pratiquer des expériences sur animaux, qu'ils soient vivants ou morts, afin de pouvoir exercer de manière convenable leur future profession. En effet, ils ne seront plus que probablement jamais appelés à utiliser des animaux dans le cadre de leurs activités futures, celles-ci étant consacrées à l'être humain. Le sacrifice d'animaux pour ces disciplines est un réel non sens, une atteinte à l'article premier de la loi du 14 août 1986. (Nul ne peut se livrer sciemment à des actes non visés par la présente loi, qui ont pour but de faire périr inutilement un animal ou de lui causer inutilement une mutilation, une lésion ou des souffrances in Moniteur Belge du 3 décembre 1986)

S.E.A. constate également que certains travaux pratiques sur animaux sont susceptibles d'être supprimés (pour des raisons financières, pratiques, de sensibilité personnelle, etc.), sans remplacement par d'autres travaux pratiques sur animaux.

Sur le plan éthique, il est essentiel d'inculquer aux étudiants le respect de leur environnement et donc le respect, notamment, des animaux. Il faut dépasser l'image de l'animal-objet dont on peut disposer à sa guise. C'est en particulier vrai pour les étudiants en médecine vétérinaire : ils doivent en permanence garder à l'esprit qu'ils ont à soigner des êtres vivants et qu'il n'y a pas de distinction qui peut être faite entre les animaux qui servent à leur formation et les animaux qu'ils seront amenés à traiter dans le cadre de leurs futures activités professionnelles.

Les méthodes alternatives pouvant être utilisées dans l'enseignement sont très nombreuses et recoupent tous les domaines. La plupart d'entre elles sont recensées dans l'ouvrage From Guinea Pig to Computer Mouse. (voir www.interniche.org et J. NICK et M. CHIUIA, From Guinea Pig to Computer Mouse, seconde édition, InterNICHE, 2003)

L'absence d'utilisation d'animaux dans l'enseignement

Universités permettant aux étudiants de recourir au méthodes substitutives

Une série d'universités ont intégré dans leur règlement la possibilité pour tout étudiant qui le désire de bénéficier d'un cours alternatif en lieu et place des travaux pratiques impliquant la mise à mort ou la souffrance d'animaux. C'est le cas, par exemple, aux Pays-Bas.

En Belgique, la VUB autorise ses étudiants à refuser d'effectuer des travaux pratiques sur vison. Ils se voient alors confier un travail alternatif. Le problème est que les étudiants ne sont pas informés de cette possibilité qui leur est laissée.

Ces universités reconnaissent et prouvent en quelque sorte qu'il n'est pas indispensable de pratiquer des expériences sur animaux en vue d'acquérir toutes les connaissances et aptitudes nécessaires à la bonne exécution de ses activités professionnelles.

Universités sans utilisation invasive d'animaux     

Les deux institutions académiques ci-dessous ont totalement exclu le recours à des expériences invasives sur animaux :

La Davis School of Veterinary Medicine (University of California, USA www.Westernu.edu) n'a pas du tout recours au sacrifice d'animaux et à l'utilisation invasive d'animaux afin d'enseigner la physiologie aux futurs médecins vétérinaires. C'est également le cas de la Witten University (Allemagne - www.uni-wh.de) qui forme de futurs médecins.

Médecins vétérinaires n'ayant pas eu recours à des animaux sacrifiés durant leurs études

Plusieurs médecins vétérinaires, en Europe et ailleurs, ont obtenu leur diplôme au terme de leur formation bien qu'ils aient tous refusé de pratiquer des expériences sur des animaux au cours de leurs études. Les universités qui leur ont attribué un diplôme considèrent donc qu'ils sont aptes à exercer leur profession de médecin vétérinaire en dépit du fait qu'ils n'ont pas fait usage d'animaux conformément au programme académique standard.

En Belgique, bien qu'elles n'aient pas participé aux exercices pratiques de physiologie impliquant la mise à mort ou la souffrance d'animaux, deux étudiantes des Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix à Namur ont obtenu leur diplôme de candidature en médecine vétérinaire. L'université, sans pour autant proposer une méthode d'enseignement alternative à ces étudiantes, a ainsi considéré que ces dernières possédaient les connaissances et aptitudes nécessaires en vue de la poursuite de leurs études.

Objection de conscience

La loi italienne permet à toute personne (donc aussi aux scientifiques et aux étudiants) de refuser de pratiquer des expériences sur animaux. Elle autorise donc ses citoyens à faire valoir leur droit à l'objection de conscience, c'est-à-dire leur droit de refuser de s'adonner à des pratiques qu'ils estiment contraires à leurs valeurs ou principes. Les objecteurs de conscience ne pourront en aucun cas être sanctionnés par leur hiérarchie (employeur ou professeur).

Aux Pays-Bas, chaque étudiant a le droit de refuser de pratiquer des expériences sur animaux pendant sa formation. L'université veille dès lors à procurer une formation alternative à l'étudiant.

 

5.      la cigarette et l’alcool

Depuis des décennies, des chercheurs obligent des chiens, des lapins, des rongeurs, etc. à inhaler de la fumée de cigarette ou à absorber de l'alcool afin de prouver leur évidente nocivité.

Le Bupropion (amfébutamone, ZYBAN) est disponible en Belgique depuis septembre 2000 comme aide à l'arrêt du tabagisme.

En 2001, la sécurité d'emploi du Bupropion a suscité des inquiétudes, suite à un certain nombre de notifications d'effets indésirables graves, dont certains avec issue fatale. Le Centre de Pharmacovigilance au Royaume-Uni avait reçu alors 58 rapports de suspicion d'effets indésirables avec issue fatale.

(Le Bupropion dans l'arrêt du tabagisme in Folia Pharmacotherapeutica, juillet 2002)

 

Chiens contraints à fumer

 

6.      l’armement     

En ce domaine, il est difficile voire impossible de disposer d'informations.

On sait cependant que des modèles vivants sont utilisés pour tester les différents types d'armement mis au point.

 

Nous nous opposons à ces pratiques et ne voulons pas être complices …pour différentes raisons :  

du point de vue scientifique :

les résultats obtenus par l'expérimentation animale n'ont aucune valeur scientifique. C'est pourquoi ils sont dangereux pour l'homme (cf. intoxications, création de nouveaux virus, invalidations, décès...). Il est erroné d'extrapoler à l'homme des résultats de tests effectués sur des animaux, car :

w la physiologie est différente entre les espèces, voire entre les individus d'une même espèce. Les métabolismes sont différents. Des substances qui se sont révélées toxiques pour l'animal ne le sont pas forcément pour l'homme, de sorte que l'on néglige quantité de substances qui pourraient être très utiles à l'espèce humaine. Ainsi, sur 20 substances qui se révélèrent non cancérigènes chez les humains, 19 l'ont été chez les animaux utilisés. L'aspirine est tératogène (provoque des malformations du foetus) chez la souris et certains singes, mais pas chez le rat ni chez l'homme.

En outre, certaines substances qui se sont montrées dangereuses pour les animaux ont quand même été testées sur l'homme. A quoi ont servi ces tests et les souffrances de ces animaux?

w les conditions de vie sont différentes, à commencer par l'alimentation et l'environnement, sans oublier l'espérance de vie (ce qui complique l'étude des effets secondaires à long terme). Les résultats obtenus seront d'autant plus erronés qu'un animal en captivité est stressé, ce qui fausse les résultats.

w les maladies sont  différentes chez l'homme et chez les animaux. On induit chez des animaux des maladies qui n'apparaissent pas de façon spontanée au sein de leur espèce; il y a donc similitude, mais non identité. On est parvenu à introduire le virus du sida à plusieurs espèces de singes, mais aucune n'a développé la maladie proprement dite, car les singes ne souffrent pas du sida humain. (citation de Lise Thiry à insérer)

En résumé, l'expérimentation animale repose sur une erreur de méthodologie

w D'autres méthodes de recherche, plus fiables, doivent être promues et utilisées  (voir alternatives plus loin).

..........

 Les plus grandes découvertes pharmacologiques (digitaline, péniciline...) et les progrès chirurgicaux (hystérectomie, laparatomie, ablation d'un poumon...) ne doivent rien à l'expérimentation animale.

Nombre de scientifiques en conviennent : l'expérimentation animale n'est pas fiable, mais l'establishment scientifique impose ses dogmes.

du point de vue éthique :

w rationnellement, la vie d'un animal n'a pas moins de valeur que celle d'un être humain. Tout comme nous l'animal est capable de souffrir, physiquement et psychiquement, mais aussi de ressentir du plaisir. Tout comme nous l'animal est capable de mener une vie qui lui est propre et qui répond à ses besoins naturels.

w un tiers des expériences sur animaux relève du domaine militaire. Ils sont les premières victimes des armes biologiques, chimiques, nucléaires, des lasers...

w les cosmétiques et les produits d'entretien sont eux aussi grands consommateurs d'animaux. Une directive aurait dû interdire l'expérimentation animale pour les cosmétiques dès 1998, mais son application a encore été postposée...

w en pharmacologie, le but principal semble être la recherche du profit maximal aux dépens d'un vrai souci de guérir. L'Organisation Mondiale de la Santé reconnaît elle-même que seules environ 240 substances sont réellement indispensables, pourtant des milliers de médicaments inondent notre marché. L'industrie pharmaceutique est très rentable. Les pseudo-innovations et la publicité engendrent la surconsommation

Les produits agro-alimentaires posent également un problème car la production de pesticides & cie nécessite une multitude de tests. Pourtant, les effets de ces produits sont souvent toxiques, tant pour l'homme que pour son environnement, ce qui implique la mise au point de nouvelles substances pour tenter d'y remédier.

Il faut donc repenser la médecine, utiliser moins de médicaments, mettre l'accent sur la prévention, changer (certaines de) nos habitudes...

 

Le problème se situe notamment au niveau de la législation, qui autorise et/ou impose les tests sur animaux.  S.E.A. entend modifier cette situation.  Pour cela, il faut informer l’opinion publique qui doit nous aider à faire passer nos idées et soutenir notre action auprès du monde politique !

 

Il existe des méthodes de recherche qui respectent les animaux et contribuent aux progrès de la science.

S.E.A. attend des pouvoirs publics qu'ils débloquent les crédits nécesaires à leur validation et à leur promotion 

parmi ces méthodes, citons : 

- les cultures de cellules, de tissus et d'organes humains (pour remplacer les tests d'irritation sur la peau, pour étudier le métabolisme des cellules soumises à des agressions, ou le mécanisme de l’hérédité et de l’immunité p. ex.);

- l'observation clinique (vitale pour la lutte contre le cancer et la compréhension du sida, p. ex.);

- l'épidémiologie (permet de déterminer les causes des maladies et de prendre des mesures préventives) ;

- l'informatique (simulations en tous genres, enseignement, banques de données...);

- les mannequins et robots androïdes qui toussent, crient, saignent, salivent, ont une température interne et une pression sanguine (simulations d’accidents de voiture ; formation des dentistes, anesthésistes…);

- les vidéos (enseignement : permettent d'éviter la répétition et la multiplication des expériences);

- les techniques analytiques (modèles mathématiques) permettent, à partir de données fournies par la médecine clinique, de réaliser des équations très complexes représentant les différents systèmes du corps, et ainsi d'étudier l'évolution d'une substance au sein d'un organisme; etc.

- les modèles électro-chimiques et mécaniques pour les recherches sur les phénomènes électriques en ce qui concerne les tissus, dans les domaines suivants : anesthésie, épilepsie, physiologie du sommeil, cancérologie…

- la chromatographie gazeuse, la spectrométrie de masse et la méthode des radio-isotopes, notamment, permettent de tester de nouveaux médicaments sur l’homme, à des doses infinitésimales, donc non dangereuses…