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Expérimentation animale : Les semi-vérités d’Yves Rocher...
http://www.animauzine.net/campagne-a-l-attention-d-Yves.html
Voici l’une des réponses
que l’on peut recevoir de l’entreprise lorsqu’on les questionne sur les
tests faits pour les ingrédients : « Pour les matières premières que nous
achetons et qui sont utilisées dans d’autres industries, telles la
pharmacie, la réglementation européenne exige que les producteurs de
certaines matières premières testent celles-ci avant de les
commercialiser. »
Expériences animales: pas de
limites (UE)
Les députés européens ont
refusé aujourd'hui de limiter l'expérimentation scientifique en laboratoire
sur les animaux et le recours aux primates, pour éviter de compromettre la
recherche médicale, à la grande satisfaction de l'industrie pharmaceutique. Expérimentation animale
La validité des expériences sur les animaux remise en cause dans une étude scientifique http://www.arsitra.org/yacs/articles/view.php/798/experimentation-animale
Les petits
cobayes de labo en hausse Près de 780 000 animaux ont été utilisés en 2007
pour des expériences, soit une augmentation de 3 pc.
En Belgique, les expérimentations sur les animaux ne sont autorisées que dans la mesure où le résultat souhaité de l'expérience ne peut être obtenu par un autre moyen, sachant par ailleurs que les méthodes alternatives ne peuvent pas toujours représenter le corps humain dans toute sa complexité. Hélas pour eux, en 2007, 779860 malheureux petits "cobayes" ont ainsi été utilisés pour des recherches d'ordre biomédical, plus particulièrement pour le développement et le contrôle de qualité des médicaments et équipements médicaux dans deux tiers des cas. En fait de cobayes, il s'agit essentiellement de rongeurs et de lapins (91,97 pc), de poissons, reptiles et amphibiens (5,72 pc) et d'oiseaux (1,66 pc). Les chiens, les chats et les singes ne représentent respectivement que 0,096 pc, 0,006 pc et 0,005 pc, d'après le service bien-être animal du Service public fédéral (SPF) Santé publique, qui vient de communiquer dans le détail les chiffres de l'année écoulée en ce qui concerne les expériences sur les animaux, sur la base des statistiques des laboratoires agréés en 2007. Par rapport à 2006, 23 145 animaux supplémentaires ont subi ce sort, ce qui représente une augmentation de 3 pc en regard de l'année antérieure. Les oiseaux ont cependant été moins nombreux qu'auparavant (-19,8 pc) et plus encore les grands primates (-80,6 pc), dont on affirme par ailleurs qu'ils ne devraient plus être utilisés depuis de nombreuses années en Belgique dans le cadre de telles expériences. Un arrêté royal devrait, en effet, définitivement mettre fin à cette pratique. Comme l'a tout récemment déclaré la ministre en charge de cette matière, Laurette Onkelinx (PS), à nos confrères de Sud Presse, il s'agira non seulement d'interdire l'expérimentation sur les grands singes, mais aussi pour l'industrie du tabac. Désireuse de soutenir les méthodes alternatives, notamment via le développement de logiciels informatiques spécialisés ou les cultures de cellules et de tissus, la ministre a l'intention de renforcer dès septembre la législation sur l'expérimentation animale. L'augmentation du nombre d'expériences sur les animaux s'explique par "le niveau élevé de la recherche en Belgique et par l'accroissement de la recherche sur les mécanismes des maladies humaines", précise-t-on au service du bien-être animal du SPF, où l'on rappelle encore que de telles expériences restent "nécessaires car elles contribuent au développement de nouveaux médicaments et vaccins, ainsi qu'à l'établissement des diagnostics d'innombrables maladies chez l'homme de même que chez l'animal". En revanche, il convient de souligner que les tests de toxicité sur les animaux pour les cosmétiques sont interdits en Belgique et que toutes ces expériences sont menées dans un cadre strict et sur des animaux spécialement élevés à cette fin. Sans oser affirmer qu'il n'y a pas souffrance, on précise que 42 commissions d'éthique veillent à ce que les animaux de laboratoire "ne souffrent pas inutilement". Elles examinent si l'utilisation des animaux est nécessaire et s'il n'existe pas de tests alternatifs. Source : http://www.lalibre.be/index.php?view=article&art_id=441242 Expérimentations animales : Onkelinx veut les limiterSource : La Nouvelle Gazette du 22/08/2008. Pour préserver la santé humaine, bannissons les organes animaux !
Une urgente mise en garde contre le principe de transplanter un organe
animal dans un corps humain a été envoyée aujourd'hui aux autorités belges
et européennes par Antidote Europe, une association de défense de la santé
humaine créée par des chercheurs scientifiques.
Cette communication intervient à la suite de la publication dans le journal scientifique "Kidney International"* du rapport d'un groupe de chercheurs belges qui suggèrent que des organes de cochons génétiquement modifiés pourraient prochainement être transplantés sur des personnes et déclarent : "Aujourd'hui, nous sommes au seuil des premiers essais cliniques."
Antidote Europe a contacté le ministre belge de la Santé, ainsi que les commissaires européens de l'environnement, la santé et la recherche scientifique. André Ménache, directeur d'Antidote Europe, leur a écrit : "A l'heure où les gouvernements se disent préoccupés par la transmission à l'homme de maladies telles que la grippe aviaire, comment peut-on justifier l'idée de transplanter des organes animaux sur des patients humains ? En plus du risque de transmission de virus inconnus, les problèmes basiques du rejet n'ont pas été résolus. Plutôt que de résoudre des problèmes de santé, ces xénogreffes vont en créer de nouveaux et bien dangereux." Antidote Europe est une association à but non lucratif, créée par des chercheurs issus du Centre national de la recherche scientifique (France), oeuvrant pour une meilleure prévention en matière de santé humaine. Une prévention qui pourrait être efficace dans une grande partie des cas qui amènent les patients à être demandeurs de greffes d'organes. Source : Antidote Les dérives de l’expérimentation animale en France
26-04-2008 Si ce constat est vrai pour l’ensemble de l’Europe, il l’est tout particulièrement pour la France qui se place en position de leader en terme d’expérimentation animale. D’après le rapport publié tous les 3 ans par l’Union européenne, 12,1 millions d’animaux étaient soumis à des expériences scientifiques en 2005, soit une hausse de 3,2% par rapport à 2002. La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni représentent à eux seuls 50% de ce chiffre, la France se plaçant en tête de liste avec un total dépassant les deux millions d’animaux. Elle affiche également la hausse la plus soutenue : plus de 20% par rapport à 2002. Pour en savoir plus .... http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3102
CA FAIT FROID DANS LE DOS!
On a longtemps fustigé les marques de cosmétiques qui testaient leurs produits sur des animaux. Coca-Cola® et PepsiCo® ont également dû mettre un mettre à ceux qu’ils pratiquaient. Aujourd’hui, c’est le groupe Mars® qui est pointé du doigt par PETA, un groupe d’action pour un traitement éthique des animaux aux Etats-Unis. On les accuse d’étudier les effets des ingrédients du chocolat sur le sang de rats, souris ou lapins. Les animaux sont gavés de chocolat puis, leur sang est récolté par une aiguille introduite directement dans le cœur ou leur artères sont sectionnées afin d’étudier leur état. Aucun de ces tests n’est pourtant exigé par la loi, d’autant qu’il en existe de plus fiables sur les humains. Et que on en connaît ici quelques unes qui se porteraient volontiers candidates à tout test de chocolat. Pour en savoir plus : www.marscandykills.com . Femmes d’Aujourd’hui n°2 10.01.08
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La toxicologie prépare sa "révolution cellulaire"
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Le sort des animaux de laboratoire vous préoccupe ?
RELAYEZ L’ACTION DE S.E.A. A.S.B.L. Suppression des Expériences Sur l’Animal Vivant
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ALIMENTS POUR ANIMAUX FAMILIERS
NON A L’EXPERIMENTATION ANIMALE
One Voice est la première association de défense animale en France à dénoncer le scandale des expérimentations menées pour le compte de l'industrie alimentaire.
Expériences sur animaux ou toxico-génomique ?
http://www.lagrandeepoque.com/LGE/content/view/2945/104/
Expériences sur animaux ou toxico-génomique ?
Santé et bien-être
Écrit par Claude Reiss, professeur de recherches
25-11-2007
200 poussins à la poubelle (21/11/2007)
Foin de sensiblerie, mais une question de respect : liquide-t-on comme ça des animaux vivants ?
UCCLE En tout cas, Nathalie, David et leur fille Amélie, âgée de 12 ans, ont clairement la leur. Et c'est non ! Même des poussins d'un jour ont le droit à un minimum de considération et c'est un scandale qui choque de les abandonner vivants comme on jette des poubelles aux ordures. Même si ces petits animaux sont attendrissants, c'est moins une question de sensiblerie que de respect de la vie. Comment qualifier une société où des gens qui ne savent que faire d'animaux dont ils n'ont plus l'utilité, les jettent vivants entassés par dizaines dans des cartons hermétiquement fermés, sans autre forme de procès ? Au parquet de Bruxelles, l'opinion est partagée par la 1re substitute, Sylvie Verstraete, qui a ouvert un dossier pour cruauté animale. Pour autant, l'espoir d'identifier le propriétaire est quasi nul. Car celui-ci qui savait très bien ce qu'il faisait, a pris soin de ne laisser aucun indice exploitable.
Dimanche passé, ce couple d'Ucclois se promène drève du Caporal, à l'orée de la forêt de Soignes. "Nous n'étions ni les seuls ni les premiers. C'était la fin de l'après-midi. Bien d'autres sont passés à l'endroit sans s'arrêter." Des piaillements provenaient des trois cartons. Les promeneurs les ont déballés. Quel ne fut pas l'étonnement de trouver 200 poussins de un ou deux jours, avec déjà plusieurs cadavres.
À ce stade, l'enquête subodore qu'il s'agit de poussins qui devaient être vendus sur un marché (comme ceux de la gare du Midi ou des abattoirs d'Anderlecht), que le marchand n'a pas réussi à les écouler et qu'il a tout simplement décidé, parce que c'est moins fastidieux et que cela coûte moins cher que de les nourrir, de les jeter comme ça en forêt de Soignes, exactement comme l'on jette à la poubelle une marchandise dont on n'a plus l'usage.
C'est contre cette logique que s'inscrivent Amélie et ses parents. Le couple a confié les poussins à un vétérinaire de l'avenue Brugmann. Les oisillons ont été réchauffés.
Au final, 30 ont quand même péri. Il en reste 170 qui sont confiés au centre de revalidation de la Ligue royale belge pour la protection des oiseaux, rue de Veeweyde, à Anderlecht. Les 170 poussins rescapés n'attendent qu'à être adoptés. Coqs ou poules ? Pour la plupart, le sexe reste à déterminer, mais le lecteur intéressé peut s'adresser à Dominique (au 0496/26.13.77).
Gilbert Dupont
© La Dernière Heure 2007
On parle beaucoup des OGM qui sont, pour le commun des mortels, des plantes génétiquement modifiées à usage agroalimentaire. Ces OGM ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Il existe en effet au moins autant d’animaux que de plantes qui sont génétiquement modifiés comme le sont également nombre de bactéries et de levures.
Il peut paraître paradoxal que les premiers animaux transgéniques aient été obtenus en 1980 et les premières plantes en 1983 alors que des OGM végétaux sont commercialisés mais non des animaux.
Ce n’est pas qu’il ne se passe rien du côté des animaux mais tout simplement qu’il ne se passe pas tout à fait la même chose. Des animaux transgéniques (donc génétiquement modifiés) sont très couramment préparés et utilisés dans les laboratoires pour définir le rôle des gènes, pour étudier des maladies humaines, pour adapter des organes et des cellules de porc destinés à l’homme, pour préparer des protéines médicaments dans le lait et
pour améliorer les productions animales. C’est de cette dernière application dont il est question dans cette rubrique.
Il est logique, comme pour les plantes, d’utiliser la transgénèse pour résoudre des problèmes d’élevage qui n’ont pas pu trouver de solution. C’est particulièrement vrai dans le domaine pathologique. En effet, environ 20 % des animaux d’élevage meurent de maladie. Ceci représente un manque à gagner, une souffrance pour les animaux, un risque pour les troupeaux mais aussi potentiellement pour l’homme menacé périodiquement d’être infecté par des pathogènes animaux comme le virus de la grippe. La recherche dans ce domaine peut faire état de succès expérimentaux intéressants mais, comme chacun sait, pas d’applications concrètes au niveau alimentaire. Les raisons de la relative lenteur des succès de la transgénèse animale sont essentiellement d’ordre technique et financier.
Les principaux projets en cours de développement sont les suivants.
Il existe des vaches sécrétant dans leur lait une protéine antibactérienne, la lysostaphine, qui est un puissant agent capable de tuer la principale bactérie impliquée dans les infections mammaires, le Staphylococcus aureus. D’autres protéines antibactériennes sont également sécrétées dans le lait d’autres animaux transgéniques en cours d’étude.
Des vaches chez lesquelles le gène PrP, indispensable pour le développement des maladies à prion, a été inactivé, ont été obtenues.
Des porcs exprimant un transgène capable de détourner le virus responsable de la maladie d’Aujeszky, qui est très répandue dans le monde, sont en cours d’étude.
Des porcs sécrétant dans leur salive une enzyme bactérienne, la phytase, rejettent jusqu’à 75 % de moins de phosphate polluant dans l’environnement.
Des souris et, potentiellement, des vaches transgéniques, ainsi que d’autres gros animaux ayant un développement musculaire augmenté, chez les mâles seulement, ont été obtenues récemment. Ce transgène pourrait permettre de mieux exploiter les mâles des races laitières.
Des porcs dont le lait est enrichi en protéines nutritives peuvent élever un plus grand nombre de porcelets, ce qui peut réduire les coûts de production et contribuer à diminuer la pollution engendrée par les élevages.
Des vaches dont le lait est enrichi en caséines, peuvent, en principe, produire de plus grandes quantités de fromage par animal : étude en cours en Nouvelle Zélande.
Malgré le grand intérêt que représentent les volailles qui sont une des principales nourritures carnées de l’humanité, elles ne font que commencer à être l’objet d’améliorations génétiques via la transgénèse. Ceci est dû à la difficulté qui a persisté pendant presque deux décennies à obtenir des volailles transgéniques.
Le projet le plus avancé est incontestablement celui qui consiste à accélérer la croissance des poissons et en particulier des saumons grâce au transfert d’un gène d’hormone de croissance. Le développement de ces animaux est effectivement au moins deux fois plus rapide dans ce cas sans que la qualité des produits n’en paraisse affectée. Il y a donc de bonnes raisons de tenter la commercialisation de ces poissons. Celle-ci est bloquée et le restera tant que les pisciculteurs n’auront pas donné la preuve qu’ils sont capables de maîtriser complètement la reproduction de leurs animaux et d’empêcher leur dissémination dans les espaces incontrôlables que sont les océans.
Ces avancées sont loin d’être négligeables et pour autant, les biotechnologistes impliqués dans ces projets sont plutôt moroses car leurs travaux vont trop lentement à leur goût. Il est en effet plus difficile et plus coûteux d’obtenir une vache transgénique que du maïs transgénique. Il est par ailleurs plus compliqué et coûteux de diffuser un transgène dans les troupeaux que dans les champs. Certaines plantes peuvent par contre poser des problèmes de dissémination incontrôlée, ce qui n’est le cas que pour les animaux qui nagent ou qui volent.
La reproduction des gros animaux de ferme est relativement lente et coûteuse même si l’on met en œuvre des techniques modernes de reproduction comme la fécondation in vitro, le transfert d’embryon ou le clonage. Un transgène doit donc apporter un gain économique substantiel pour que son utilisation soit justifiée et puisse entrer en compétition avec la sélection génétique classique.
Des réglementations exigeantes et cohérentes destinées à définir dans quelles conditions des produits issus d’animaux transgéniques pourraient être consommés sans risque ont déjà été mises en place alors qu’aucun produit provenant d’animaux transgéniques n’est sur le marché. Voilà qui ne laisse pas beaucoup de place à l’improvisation et donc au risque.
L’opinion publique, mais bien entendu aussi les biotechnologistes, se posent par ailleurs la question de savoir jusqu’où il est raisonnable d’aller dans l’ingénierie des animaux, que ce soit par sélection génétique classique ou par transgénèse. Ceci a conduit en Europe à une autocensure larvée qui interdit, dans un pays comme la France, d’évoquer publiquement la simple possibilité d’améliorer les conditions d’élevage des animaux domestiques par la transgénèse. Cette situation n’est évidemment pas propice à stimuler l’esprit d’aventure des investisseurs, et elle risque de plus en plus de compromettre l’avenir.
Communiqué de presse
Les
Etats-Unis vont-ils cesser de tester les produits chimiques sur des animaux
?
Paris, 30 août 2007 - Le Conseil national de la recherche (NRC) des
Etats-Unis a récemment publié un rapport intitulé "Tests de toxicité au XXIe
siècle : une vision et une stratégie", dans lequel il dénonce les failles
des tests actuels sur des animaux et propose de mettre au premier plan les
tests réalisés sur du matériel humain. L'industrie chimique et
pharmaceutique en a pris bonne note, cette dernière étant déjà bien engagée
dans cette voie. Un rapport qui serait particulièrement opportun en Europe,
où vient d'entrer en vigueur le règlement REACH : Enregistrement, évaluation
et autorisation des substances chimiques.
La Commission européenne a estimé à plus de 100.000 les substances
présentes dans notre environnement et de plus en plus de publications
scientifiques suggèrent ou démontrent un lien entre notre exposition
permanente à un cocktail de ces substances et de nombreuses maladies graves
dont l'incidence ne cesse d'augmenter : cancer, maladies neurologiques
(Alzheimer, Parkinson...), allergies, etc. Pourtant, les
effets précis de la majorité de ces substances sur notre santé, ainsi que
leurs mécanismes d'action, sont mal connus, et pour cause : le Professeur
Thomas Hartung, directeur d'ECVAM et, donc, conseiller scientifique de la
Commission européenne, qualifie les actuels tests de toxicité sur des
animaux de "tout simplement de la mauvaise science."
Il était donc grand temps de se tourner vers des méthodes véritablement
scientifiques. Les résultats obtenus sur des animaux n'étant pas
transposables aux humains, c'est avec grande justesse que le rapport du
NRC annonce : "Les progrès en toxicogénomique, bioinformatique, biologie
des systèmes, épigénétique et toxicologie modélisée sur ordinateur
pourraient transformer les tests de toxicité d'un système fondé sur des
tests sur l'animal entier vers un système fondé principalement sur des
méthodes in vitro qui évaluent les changements dans les processus
biologiques en utilisant des cellules, des lignées cellulaires ou des
composantes cellulaires, de préférence d'origine humaine." et aussi : "Il
est attendu du changement prévu que soient générées des données plus
robustes sur les risques potentiels posés aux humains par l'exposition à
des agents présents dans l'environnement et que l'on dispose d'une plus
grande capacité de tester des substances chimiques de façon plus efficace."
Un article paru début août dans la revue Chemical Engineering News, très
diffusée dans le milieu concerné, présente le rapport du NRC et souligne la
différence de stratégie entre l'industrie pharmaceutique, qui a recours
depuis longtemps à des tests sur du matériel humain (bien que non
exclusivement) et l'industrie chimique où la toxicologie demeure largement
fondée sur les tests sur des animaux.
Pourtant, l'industrie chimique européenne a tout intérêt à se tourner vers
les nouvelles méthodes, ne serait-ce que parce que REACH impose désormais
des tests dont le coût sera prohibitif (en particulier pour les PME) s'ils
doivent se faire sur des animaux.
Antidote Europe et ses partenaires européens ont obtenu que REACH encourage
la toxicogénomique, la première méthode citée par le rapport du NRC. Les
chercheurs d'Antidote Europe ont apporté une contribution majeure à cette
méthode, en développant une approche qui permet de tester des
centaines de substances en parallèle, de façon automatisée, en moins d'une
semaine (alors qu'un test de toxicité "classique" dure deux ans) et pour un
coût d'environ 10.000 euros par substance (contre plusieurs centaines
de millions de dollars pour la toxicologie du XXe siècle... qui n'avait pas
beaucoup évolué depuis le XIXe !).
Antidote Europe félicite donc le NRC et incite vivement les autorités
européennes à adopter, elles aussi, la toxicologie du XXIe siècle, dans
l'intérêt de notre santé, de l'environnement, mais aussi de la
compétitivité et de l'image de marque de l'industrie chimique. Antidote
Europe est une association à but non lucratif, créée par des chercheurs
issus du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), oeuvrant
pour une meilleure prévention en matière de santé humaine.
Plus
d'informations sur
http://www.antidote-europe.org
Contact : Claude Reiss (33 (0)1 60 12 14 54) ; André Ménache (44 1892 526
326 ou 44 7906 446 889 (portable))
Le Soir, 21 juin 2007.
De nouveaux tests permettent d'éviter les essais d'irritation cutanée sur les lapins
Bruxelles, le 27 avril 2007,
Le comité consultatif scientifique du Centre européen pour la validation
de méthodes alternatives (CEVMA) a annoncé aujourd'hui la validation de cinq nouveaux tests in vitro qui constituent une étape importante vers l'arrêt
de l'utilisation de lapins pour les essais d'irritation cutanée et oculaire.
Ces tests seront appliqués à de nombreux produits courants tels que les liquides vaisselle, les crèmes pour le visage ou les produits de maquillage, mais aussi à des milliers de substances chimiques industrielles qui devront être évaluées en vertu de la nouvelle législation REACH. L'un des tests validés imite la peau humaine et permet de prédire avec grande exactitude et précision le potentiel d'irritation cutanée des substances chimiques, et il remplacera donc entièrement les essais sur les lapins.
Deux autres tests permettent d'identifier de puissants irritants oculaires, ce qui évite le recours aux essais sur oeil de lapin vivant. En outre, une nouvelle stratégie d'essai validée pour les allergies cutanées réduit de moitié l'expérimentation animale, soit une économie de 240 000 souris lors de la mise en ouvre de la législation REACH. Ces tests, qui ont été validés par un comité composé de personnes désignées par les États membres de l'UE, l'industrie, le monde universitaire et les associations de défense des animaux, doivent maintenant être acceptés par les autorités de réglementation et dans les États membres.
Le rôle du CEVMA, dont le siège se trouve au Centre commun de
recherche de la Commission européenne, est de remplacer, d'affiner et de
réduire les méthodes d'essai de produits cosmétiques, de médicaments
et de substances chimiques sur les animaux...
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